Situer le courant humaniste en psychologie

Dans les années 1950, les thérapies comportementales, ou behaviorisme, dont les précurseurs sont Aaron T. Beck et Albert Ellis, prennent le virage du concret : on se concentre sur ce qui se voit et s’apprend. Le maître mot est l’observable et le mesurable. On agit sur les comportements problématiques en s’appuyant sur les principes de l’apprentissage. 

Dans la même période, l’école de Palo Alto développe la thérapie systémique et la communication. Cette approche considère que le problème n’existe pas isolément mais dans le contexte relationnel. 

Dans les années 50-60 émergent les approches humanistes, leur crédo : l’humain au centre ! avec une vision positive et globale. Le problème ne vient pas d’une faute ou d’un défaut pulsionnel, mais d’un excès de souffrance et des défenses émotionnelles et psychiques saturées. Le lien thérapeutique devient essentiel. Parmi les penseurs du mouvement : aux États-Unis : Carl Rogers, Abraham Maslow, plus récemment Irvin Yalom . En Europe : Paul Diel et la psychologie de la motivation, Fritz Perls et la Gestalt-thérapie, Eric Berne et l’Analyse Transactionnelle, Viktor Frankl et la logothérapie… L’hypnose thérapeutique moderne, notamment l’hypnose ericksonienne développée dans les années 1950-60, s’inscrit également dans la logique humaniste : centrée sur la personne et ses ressources internes, elle favorise le changement et l’autonomie.

Les thérapies cognitives, dites TCC, apparaissent également dans les années 1960-1970. Elles reprennent certains principes du comportementalisme mais en y intégrant les pensées, les émotions, les valeurs, le vécu. Ce n’est plus seulement ce que la personne fait, mais aussi ce qui se passe en elle.

Enfin, à partir des années 1990, apparaissent les thérapies centrées sur le trauma (EMDR, EFT, puis Somatic Experiencing, IFS, Théorie Polyvagale…). Ce mouvement en plein essor part du constat qu’un choc peut affecter le système nerveux. Ces thérapies cherchent à rétablir l’unité et la sécurité intérieure, en travaillant avec le corps, les sensations et la mémoire émotionnelle. Elles sortent du champs de la psychologie pure pour s’adjoindre à d’autres pratiques psycho-corporelles, l’ostéopathie, le yoga… Deb Dana, Richard Schwartz, le dr Peter Levine en sont des figures. 

Bien sûr, toutes ces approches coexistent, se critiquent, s’influencent. Et il y en a bien d’autres encore .